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Le questionnaire - René Gouichoux

René Gouichoux

  http://www.membres.lycos.fr/renegouichoux/

 

Avant de commencer à répondre, il me paraît utile de préciser que j'écris presque exclusivement pour des tranches d'âge de 3 à 10ans.la majeure proportion de mes titres correspond aux 5-8 ; c'est utile à savoir quant au type de réponses que je fais. Par exemple, je n'ai pas d'avis d'écrivain sur le roman pour ados, ,je n'en ai pas parce que je ne m'y confronte pas.

Je ne parle donc qu'à partir de ma propre expérience.

 

1. a. Que signifie, que représente pour vous d’écrire pour la jeunesse ?

En premier lieu, je pense à plaisir. Donner et recevoir, car j'ai noté que les mômes lors des rencontres donnent autant qu'ils reçoivent.Ca signifie aussi être à ma juste place (de mon point de vue).J'ai exercé un autre métier, participé à des tas de projets divers et variés, de loisirs ou autres. Dans l'écriture, qui de fait va correspondre à une tranche d'âge jeune, je me sens à ma place, authentique.

Socialement aussi, je me sens bien. Je me vois utile ainsi. Du fait de mon expérience passée d'instit en primaire et surtout en maternelle les soucis ou problèmes de responsabilité, d'authenticité, de citoyenneté, sont déjà intégrés à ma pratique.

 

b. Que cela implique-t-il également ?

Responsabilité, bien sûr, mais cela est valable pour tous les métiers qui ont lien avec la jeunesse (j'ai été longtemps instit )

 

2. Que peut apporter la littérature de jeunesse à l’école ?

Un certain souffle. Je reste persuadé que l'on n'enseigne pas de la même manière (c'est peu de le dire) si l'on est un adepte de la littérature jeunesse ou non.

La littérature jeunesse doitentraîner l'enseignant. Soyons clair. J'écris pour les mômes, je le crie, je le revendique, c'est mon public. Mais simon histoire convient à l'enseignant, qu'il se dit tiens cette histoire -là, simple ou complexe, j'ai envie de la mettre en biblio de classe, ,j'ai envie d'en discuter avec les élèves, ,j'ai envie de..., là il y a quelque chose de vivant qui m'intéresse. Parce que l'enseignant ne réagira pas comme face à un produit.

En fait, tout est tellement simple. L'enseignant qui kiffe son métier, il vous déchire sa journée, les mômes le suivent en littérature, en gym, en maths, en fait...c'est une question de passion, d'envie, de vie. Je crois, aujourd'hui plus fortement, que jamais ''On enseigne ce que l'on est.''(Mais c'était une digression).

 

3. La littérature de jeunesse à l’école, doit-elle se faire avec les auteurs ?

C'est mieux, bien évidemment. Rencontrer l'être de chair, d'os, de sang, jeune, vieux ou entre les deux, marrant ou pas très drôle, on s'en fiche il peut être ce qu'il veut l'auteur, parler de son travail à sa manière, les rencontres marchent parce que si l'enseignant choisit de donner de cadeau à ses élèves il y a 70 % de la rencontre d'effectués. J'irai même plus loin: l'auteur qui, dans ces conditions de préparation, rate la rencontre, c'est bien vraiment parce qu'il l'a voulu. Il y a une magie des rencontres, c'est incontestable, je rencontre depuis presque vingt années des gamins, c'est magique. Bon, je pense qu'il faut savoir limiter les rencontres .Pour ma part, une vingtaine de journées dans l'année est une bonne moyenne.

Si je dépassais 30 jours de rencontres, je deviendrai truqueur par nature.

Et ça, pour moi, c'est inconcevable parce que la rencontre fonctionne sur l'authenticité. Ce n'est pas tant de répondre pour la dix millième fois à la sempiternelle question, c'est que peut-être le môme lui, la pose pour la première fois.

Ce qui compte, c'est de savoirs'interroger sur sa pratique, c'est que l'on peut aussi faire autre chose dans une rencontre ne serait-ce que de lire un texte ou un extrait de texte, de laisser parler son imagination, de prendre des risques, d'être soi, oui une rencontre ça peut être fantastique, ou simplement réussie, si et surtout si l'auteur ne se comporte pas comme s'il faisait du service après ou avant vente.

 

4. a. Que peuvent apporter les auteurs lors de leurs interventions ?

L'envie d'aller au bout se ses rêves, le rêve. Un peu de magie. L'échange. Le respect. Un peu de force. Un sourire. Un regard qui peut aider, on ne sait jamais. Un auteur ne doit jamais négliger de laisser traîner son regard. On ne sait pas pourquoi à l'ère des machines électroniques et tout le toutim le livre reste magique .Et l'auteur aussi. Mystérieusement.

 

Il y a aussi un truc super .Vousmontrez un brouillon des manuscrits raturés ou des lettres de refus de l'éditeur et vous montrez en parallèle le livre tout joli tout cartonné tout tout tout,et on discute. Dans la vie, on a le droit de se tromper on ne réussit pas toujours mais on persiste on ne se laisse pas abattre.

 

b. Quelles modalités permettent de rendre efficaces ces interventions ?

Ce qui compte c'est d'être soi. En relisant la question précédente et ma réponse, ,je me dis que ce qui m'importe d'abord, c'est moins la littérature jeunesse que la rencontre à travers la littérature jeunesse. En fait, je me demande si je ne me sers pas de littérature pour rencontrer et partager. Si ça se trouve, ,j'ai tout faux.

Les modalités: une préparation nécessaire, à l'idée de l'enseignant ou suggérée par l'auteur le cas échéant.

 

c. Et inversement, que vous apportent ces rencontres avec les enfants ?

Du bonheur. Des interrogations sur moi, sur ma pratique .Quelquefois c'estle ton de voix de la question qui m'interroge, quelquefois c'est l'intensité que met le gamin, parfois c'est l'attente de quelqu'un qui lui parle vraiment.

 

d. Avec les enseignants, ou les autres médiateurs du livre ?

De la complicité, de l'envie d'avancer, de poursuivre de chemin. Parfois de l'admiration pour le travail effectué par l'enseignant qui fait qu'au bout d'une heure et quart les élèves des moyens et des grands sont encore dans la rencontre. Là, c'est du grand art. c'est rare mais quand cela se produit, il y a des regards de connivence échangés, comme les stars sur un terrain de foot à la fin de la rencontre, genre: on a été bons ,non? Et ces regards bien évidemment englobent aussi les enfants. Cela devient un moment unique magique dont on se souviendra longtemps.

 

 


Date de création : 15/12/2007 @ 16:34
Dernière modification : 15/12/2007 @ 16:34
Catégorie : Le questionnaire


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